Les séminaires d’études organisés par le CMLO sont des moments riches d’échanges

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Recherche, valorisation et trasmission

Depuis sa fondation, l’action du CMLO est basée sur une recherche innovante au sujet de la littérature orale. Ce travail d’enquête scientifique a toujours été accompagné par l’expérience artistique des conteurs et la pratique des professionnels qui font recours à la littérature orale.

À l’instar des conférences, les séminaires sont donc des moments centraux dans la volonté de co-construction, de transmission et de valorisation de la recherche du CMLO. En effet, les séminaires sont les moments privilégiés pour que la recherche scientifique sur la littérature orale rencontre la réalité du terrain. En partant des échanges et du travail de chacun, l’objectif est celui de construire ensemble une nouvelles réflexion sur la littérature orale.

L’ensemble des séminaire, bien que pas encore numérisé dans sa totalité, est partiellement disponible au centre de documentation du CMLO. Ici, conteurs, artistes, passionnés et chercheurs pourront accéder à certaines de ces précieuses ressources.

LES SÉMINAIRES DU CMLO

Oiseaux qui volent comme les paroles transmisent dans la littérature orale

Séminaire

MÉMOIRE ORALE TERRITOIRE IMMIGRATION

De plus en plus, les activités de recherche du CMLO se recentrent autour de l’anthropologie de la communication orale.

M.O.T.I (Mémoires Orales Territoriales et Immigration) est une réflexion sur la construction des représentations sociales dans l’ancien bassin houiller des Cévennes relatives à l’immigration et les comportements racistes et/ou xénophobes qui en découlent

La mémoire est considérée pour son importance capitale dans la construction des identités individuelles et collectives.

L’oralité, une des missions de base du CMLO, est surtout ici une forme de communication qui génère de micro-événements informels dont ne sont témoins que les protagonistes directs. Elle est le lieu des interactions sociales, souvent impulsives et émotionnelles. L’oralité surgit des inconscients collectifs ou individuels. Elle révèle les petites ambiguïtés du quotidien et témoigne du manque de conscience que les personnes ont du poids des représentations dans les rapports interculturels. Par exemple, changer de trottoir quand on croise quelqu’un de différent révèle et résulte des fondements inconscients des rapports à l’altérité.

Le territoire : MOTI est une recherche territorialisée, c’est à dire appliquée à un espace délimité car l’on sait que les spécificités d’un territoire (histoire, contexte socio-économique…) sont souvent fondatrices de façons d’être, d’agir, d’accueillir. Les relations avec l’allochtone dépendent de ces caractéristiques.

L’immigration est le dénominateur commun.

Mémoires à partager

1 janvier 2000 - 17 octobre 2004

Un oiseau libre comme l'air des mots transmis dans la littérature orale

Séminaire

ÉDITER LA LITTÉRATURE ORALE

Voilà un sujet d’une très grande importance pour comprendre le travail des conteurs contemporains, mais aussi pour repérer l’intérêt que les sciences humaines ont développé pour cette littérature spécifique. L’histoire de cette édition semble aussi vieille que l’histoire de l’humanité. Elle nous est aujourd’hui accessible grâce aux nombreux travaux multi et interdisciplinaires.

La prétention du Centre Méditerranéen de Littérature Orale est de rendre lisible cette histoire et d’analyser les conséquences de ces éditions sur notre façon de conter aujourd’hui.

Pour mener à bout notre ambition, nous mettons en place un séminaire d’étude sur le sujet, tout au long de la saison 2012 – 2013. Ce séminaire est ouvert gratuitement à toute personne souhaitant contribuer à cette réflexion. Il suffira de s’inscrire au plus tard 15 jours avant le séminaire et, si vous souhaitez intervenir, de nous faire parvenir un document résumant le contenu de votre intervention.

Ce séminaire sera ouvert à un tout public en fonction des places disponibles.
Ils se dérouleront à la Médiathèque Alphonse-Daudet d’Alès de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 16h30.
A l’issue de chaque séminaire, une rencontre avec un éditeur ou un représentant d’une revue sera organisée.
À 20h45, un spectacle de conte conclura cette journée.

Séminaire

L’APPAREIL CRITIQUE DE L’ART DU CONTEUR CONTEMPORAIN

2013 – 2014

L’art du conte contemporain souffre aujourd’hui d’un manque de définition qui oblige ceux qui s’y intéressent à faire leur chemin sans aucune balise. Ce manque d’outils théoriques tend à favoriser une polysémie à la fois riche – dans le sens où elle multiplie des expériences singulières – mais aussi décourageante. En effet, comment apprécier cet art s’il est confondu avec d’autres ?

Ce flou ne permet pas la reconnaissance  des formations et laisse la porte ouverte au meilleur et au pire. Il interdit aussi les critiques constructives nécessaires à toute création et ce manque de lisibilité  génère de nombreux doutes sur la qualité artistique des conteurs contemporains.

Pour tenter de construire un premier cadre de référence, le CMLO a abordé, dès 2010, un travail de réflexion et de recherche sur un possible appareil critique de l’art du conteur contemporain avec des conteuses, conteurs et chercheurs  de divers pays (France, Grèce, Canada-Québec).

Le CMLO  a souhaité  prolonger ce travail avec le plus grand nombre de personnes en proposant une réflexion en séminaires d’une journée de novembre 2013 à juin 2014, à raison d’un séminaire par mois.

Au cours des 11ème Rencontres de Septembre les 20 et 21 septembre 2014, un colloque de deux jours ouvrira le débat à partir  des conclusions et des questionnements issus des séminaires  en recherche de réponses à cette question  : Quel appareil critique pour l’art du conteur contemporain ?

Un monde sans merveilleux est un monde mort.

« Si durant toute sa vie l’homme devait s’en tenir au connu, rester limité au petit groupe de phénomènes qu’il sait, par éducation et atavisme, relier entre eux et constituer en un réseau de relations, ce filet purement utilitaire ne pourrait manquer de devenir un piège d’ennui, une prison sans désirs dans laquelle il serait condamné à pourrir enchaîné, entre le pain noir et l’eau croupie de la logique. »
Michel Leiris, Le Merveilleux, Didier Duvillez Éditeur, 2000