
La Grand Combe a une histoire largement basée sur l’industrie minière ce qui nous obligera à concevoir un questionnement singulier sur cette cité. La fin des « Charbonnage de France » va aussi engager une autre forme de mutation, celle de la reconversion. C’est donc une ville en constante adaptation qu’il va nous falloir éclairer. Les populations venues de divers horizons européens, et africains sont aussi en permanente adaptation et représente en elle même un point d’observation que nous avions commencer à prendre en compte lors des projets « Mémoires à partager » (2000- 2004) et le séminaire « Mémoires orale territoriale et Immigration » (2004-2007). Ce nouveau projet sera une occasion de valoriser le matériel collecté lors de ces deux recherches précédentes;
Nous ferons appel à l’ensemble des structures et associations qui pourrons nous aider à préciser les « chemins de mémoire propre à ce territoire ».
Les quartiers de La Grand-Combe
Documentation Générale
Allemand Marcel Les prouesses extraordinaires du Grand Zapata. Éd Gallimard NRF. 1954 (Roman)
Eckert Cornelia Une ville autrefois minière : La Grand-Combe : étude d’anthropologie sociale. Thèse 1992
Epstein Judith Les paysages de La Grand-Combe. Lucidité du Regard. IRCOM. 1989.
Laupin Patrick Des visages et des voix. Le chemin de La Grand-Combe. 2008
Millet François les ouvriers étrangers employés par des Mines de La Grand-Combe (1916-1936). Mémoire 2020.
Taurines Michèle et Du Savoir de la mine en Cévennes : pré enquête ethnologique sur le site minier de La Grand-Combe. 1988
Cammarata Pierre
Histoire de La Grand-Combe.
C’est la Cie des Mines de La grand-Combe qui à développé le projet création de cette commune et, dans le même élan, la mise en place d’une ville ouvrière. La Grand-Combe est crée en 1846 conformément à la structure typique des cités industrielles développées au XIX° siècle. Elle a été baptisée du même nom que celui de la compagnie. « La compagnie implanta une ville minière en aménageant rationnellement l’espace urbain, instituant, selon sa logique, les principes urbanistique, car il fallait y attirer et enraciner une main-d’oeuvre autochtone ou migrante ». sont Les paysans des alentours s’y sont progressivement installés, puis des ouvriers venus de diverses régions et d’autres pays, qui y ont fait souche.
Pendant plus d’un siècle, la compagnie a marqué de sa présence la vie locale, toute une époque où nombre de grand-combiens ont vu leur devenir déjà tracé […] Dans tous les domaines sociaux, la compagnie s’est imposée comme pilote. Elle prendra à sa charge de loger son personnel, l’éducation des enfants, ett la mise en place de tout un système de protection sociale, notamment à travers la mise en Oeuvre d’une Caisse de Secours, d’Une Caisse de retraites et d’écoles…
La compagnie des mines de La Grand-combe conservera le contrôle administratif et exécutif de la ville pendant une longue période. Elle combinera son action paternaliste auprès de la communauté de travail à l’exécution du pouvoir Local. Mais en 1925 des tensions deviennent conflits. La compagnie perd son pouvoir et la ville devient ville ouvrière dirigée par des représentants-défenseurs des intérêt ouvriers mais une ville où la force de cette mono-industrie demeurera encore longtemps dominante.
la deuxième Guerre mondiale, les plans économiques internationaux, la modernisation industrielle, etc finissent par engendrer des bouleversement dans la société avec un radicalisme qui ira jusqu’à la rupture avec la structure dominante.
Au temps de la nationalisation des houillères le temps est vécu comme ayant des hauts et des bas, mais un temps scandé par la solidité du temps industriel, du travail à la mine.
La ville se transforme, les mineurs ne sont plus seulement « mineurs de la Compagnie » « mineurs grand-combiens » mais vivent l’interprétation d’autres temps et espaces (région, nation et au-delà) La nationalisation est pensées par rapport à l’appartenance régionale et nationale. « c’est par l’appellation de ttravail – la corporation des mineurs des H.B.C -insérés dans une entité économique régionale et, sur l’appartenance à une région culturelle – les mineurs cévenols » qu’ils élaborent dans la mémoire collective les point de repères, les valeurs de référence normative de leur identité sociale ». C’est sur cette base symbolique qu’ils résisteront à la crise économique; »
La ville minière plonge dans une crise. récession économique qui met en cause la structure de la mono-industrie, mais crise également à tous les niveaux du quotidiens de la ville de par le bouleversement provoqué dans les familles. Le temps familial assis sur l’espace de la ville minière est brisé.
Un temps d’après la mine souvent considéré comme difficile. Les transformation successives on mis en place un processus de récession qui s’est étendu aux différents domaines de la société locale. L’espace urbain a changé. Il s’est vidé et les pratique sociale se réactualisent peu à peu
, . (A Suivre)
Le texte ci-dessus est réalisé Partir de la thèse de Cornélia Ecker









