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	<title>Archives des diable - Euroconte</title>
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	<title>Archives des diable - Euroconte</title>
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		<title>La belle Eulalie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[maubaret]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2022 09:33:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La belle Eulalie ou la fille du diable ATU 313</p>
<p>L’article <a href="https://www.euroconte.fr/portfolio-items/la-belle-eulalie/">La belle Eulalie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.euroconte.fr">Euroconte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-margin-top:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1456px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-padding-top:20px;--awb-padding-right:40px;--awb-padding-bottom:20px;--awb-padding-left:40px;--awb-overflow:hidden;--awb-bg-color:#d0cfbf;--awb-bg-color-hover:#d0cfbf;--awb-bg-size:cover;--awb-border-color:#7f8291;--awb-border-right:1px;--awb-border-bottom:1px;--awb-border-left:1px;--awb-border-style:solid;--awb-border-radius:0px 0px 10px 10px;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-three" style="--awb-margin-bottom:30px;--awb-sep-color:#dbdbdb;--awb-font-size:20px;"><div class="title-sep-container title-sep-container-left fusion-no-large-visibility fusion-no-medium-visibility fusion-no-small-visibility"><div class="title-sep sep-single sep-solid" style="border-color:#dbdbdb;"></div></div><span class="awb-title-spacer fusion-no-large-visibility fusion-no-medium-visibility fusion-no-small-visibility"></span><h3 class="fusion-title-heading title-heading-left" style="margin:0;font-size:1em;"><p><strong>La Belle Eulalie.<br />
</strong></p></h3><span class="awb-title-spacer"></span><div class="title-sep-container title-sep-container-right"><div class="title-sep sep-single sep-solid" style="border-color:#dbdbdb;"></div></div></div><div class="fusion-text fusion-text-1" style="--awb-font-size:18px;--awb-text-transform:none;"><div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>LA BELLE EULALIE &#8211; Version nivernaise. ATU 313</p>
<p>Un soldat nommé Jean revient du service son temps fini. Le soir, il arrive à une petite maison. couverte de paille et demande à y passer la nuit. Mais la belle jeune fille qui est venue lui ouvrir lui signale qu&rsquo; son père «&nbsp;mange le monde&nbsp;» et qu&rsquo;il ne peut rester sans danger. Le soldat, très fatigué, est incapable d&rsquo;aller plus loin et insiste, et la jeune fille le cache. Bientôt, arrive «&nbsp;le Vieux&nbsp;» qui est le Diable. «&nbsp;Je sens la chair fraîche, dit-il, il y a ici un chrétien!&nbsp;», et il découvre le militaire qu&rsquo;il déclare vouloir manger le lendemain. Mais le lendemain matin, la fille prie son père de l&rsquo;épargner pour l&rsquo;instant et de lui donner plutôt du travail.</p>
<p>— Eh! bien, dit-il au soldat, je veux qu&rsquo;avant ce soir et sans autre outil que tes mains, les chenets, la barre du feu et la crémaillère soient devenus brillants comme l&rsquo;argent, sinon tu seras mangé demain.</p>
<p>Et il s&rsquo;en va. Mais les objets sont couverts d&rsquo;une épaisse couche de rouille, de suie et de fumée, et le soldat se désespère.</p>
<p>— Si vous voulez me promettre de m&#8217;emmener et de m&rsquo;épouser, je ferai le travail pour vous, lui dit la fille.</p>
<p>Le soldat accepte, et, le soir, elle n&rsquo;a qu&rsquo;à dire&nbsp;: «&nbsp;Par la vertu de ma baguette, que le travail soit fait!&nbsp;» et la crémaillère, les chenets et la barre sont brillants comme argent.</p>
<p>Le Vieux arrive et trouve le travail fait. Mais le lendemain matin, il donne une nouvelle tâche au soldat.</p>
<p>— Il faut qu&rsquo;avant ce soir, tous mes harnais reluisent comme or, ou tu seras mangé.</p>
<p>Cette fois encore, la fille fait le travail comme la veille par la vertu de sa baguette. Le Vieux qui trouve ses harnais brillants comme l&rsquo;or déclare au soldat qu&rsquo;il lui donnera une autre tâche le lendemain. Mais la belle Eulalie, sa fille, déclare au soldat qu&rsquo;il est prudent de s&rsquo;enfuir le plus vite possible et ils décident de partir dans la nuit.</p>
<p>La belle Eulalie fait deux pâtés enchantés qui parlent et doivent répondre à la place des fugitifs, l&rsquo;un pour elle, l&rsquo;autre pour le soldat; et elle les place dans leurs chambres, sur leurs lits. Et les deux jeunes gens se tiennent prêts à partir.</p>
<p>Dans la nuit, la femme du Vieux, qui est plus fine et plus dangereuse que lui, se prend à dire&nbsp;:</p>
<ul>
<li>—  Je rêve, je rêve.</li>
<li>—  De quoi rêves-tu? demande le Vieux.</li>
<li>—  Je rêve que le chrétien va emmener ma fille.</li>
<li>—  Belle Eulalie! appelle le père.</li>
<li>—  Plaît-il? mon père.</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
<div class="page" title="Page 2">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<ul>
<li>—  Mauvais chrétien!</li>
<li>—  Plaît-il? maître.</li>
<li>—  Tu vois qu&rsquo;ils sont couchés, dit-il à sa femme.Mais un moment après, sa femme lui dit encore&nbsp;: «&nbsp;Je rêve, je rêve!&nbsp;», et elle dit rêver que le chrétien est parti avec sa fille. Même dialogue entre le Vieux et sa femme, mêmes appels aux deux jeunes gens, mêmes réponses; mais cette fois, ce sont les pâtés qui répondent à la place des fugitifs. Une troisième fois, la vieille dit rêver que le chrétien est déjà loin avec sa fille (même dialogue, mêmes appels) et les pâtés répondent faiblement, car leurs voix diminuent à mesure que s&rsquo;éloignent les fugitifs, mais le Vieux pense qu&rsquo;ils s&rsquo;endorment. Enfin, quand la femme s&rsquo;éveille encore et demande au Vieux d&rsquo;appeler, aucune voix ne répond, ils cons-tatent que les chambres sont vides.Le Vieux part à cheval, à la poursuite des fugitifs. La belle Eulalie, fuyant en toute hâte avec son compagnon, lui dit&nbsp;:— Mon ami Jean, mon tendre ami,Ne vois-tu rien venir&nbsp;?</li>
</ul>
<ul>
<li>—  Je vois venir un cavalier qui galope, qui galope&#8230;</li>
<li>—  C&rsquo;est mon père. Par la vertu de me baguette, que tu te changes en poire sur un poirier, moi en vieille femme qui veut abattre la poire.Le Vieux arrive et demande à la vieille femme si elle n&rsquo;a pas vu passer un jeune homme et une demoiselle.</li>
</ul>
<p>— Ah! Monsieur, j&rsquo;ai bien de la peine à l&rsquo;abattre, cette poire. Le Vieux n&rsquo;en pouvant rien tirer, retourne chez lui, et déclare à sa femme qui l&rsquo;interroge, n&rsquo;avoir vu qu&rsquo;une vieille femme sous un poirier.</p>
<p>— C&rsquo;étaient eux! lui dit-elle. Et il repart.</p>
<p>Même question de la belle Eulalie à son ami Jean&nbsp;: «&nbsp;Mon ami Jean, etc. u, même réponse, et par la vertu de sa baguette elle change le garçon en jardinier dans son jardin et se change elle- même en rose sur un rosier. Et le jardinier répond à la question du Vieux&nbsp;:</p>
<p>— Je ne vends pas de graine d&rsquo;oignon, je vends de la graine de carotte.</p>
<p>Il revient et, renseigné par sa femme, repart de nouveau, rejoint les fugitifs, la belle Eulalie transformée en chapelle et le garçon en curé, qui, à sa question, répond&nbsp;: «&nbsp;Dominus vobiscum.&nbsp;» Quand le Diable est revenu une troisième fois, sa femme, furieuse, décide de partir à sa place. A la question&nbsp;: «&nbsp;Mon ami Jean, etc.&nbsp;», le garçon répond&nbsp;:</p>
<p>— Je vois une voiture qui vient, qui vole, qui vient, qui vole.</p>
</div>
</div>
</div>
<div class="page" title="Page 3">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Et la belle Eulalie devine que cette fois c&rsquo;est sa mère. Elle change le soldat en étang et elle se change elle-même en canette nageant. La Diablesse arrive au bord de l&rsquo;étang, émiette du pain sur l&rsquo;eau en appelant «&nbsp;Canette! jolie canette.&nbsp;» Et la canette s&rsquo;approche, prend le pain, tandis que la vieille se penche pour la toucher de sa baguette. Mais brusquement, la cane saisit la baguette dans son bec et plonge en l&#8217;emportant. La Diablesse supplie en vain sa fille de la lui rendre et elle doit repartir en gémissant, ayant perdu son pouvoir.</p>
<p>Maintenant, les fugitifs sont hors de danger. Belle Eulalie recommande au jeune homme de ne pas se laisser embrasser lorsqu&rsquo;ils arriveront chez ses parents, sinon il l&rsquo;oublierait. Ils y arrivent, le soldat est accueilli avec joie par sa mère qui veut l&#8217;embrasser, mais il se dérobe; il se met au lit pour se reposer, elle l&#8217;embrasse dès qu&rsquo;il est endo »mi et à son réveil il a tout oublié. Il ne reconnaît pas belle Eulalie qui se retire et se bâtit dans la région un beau château par la vertu de sa baguette.</p>
<p>Trois jeunes gens d&rsquo;un domaine voisin remarquent la belle jeune fille à la fenêtre du château et décident de lui faire la cour à tour de rôle. L&rsquo;aîné se présente le premier et il est si bien reçu qu&rsquo;il demande à passer la nuit au château. La belle y consent, mais elle lui demande de vouloir bien enterrer (couvrir) le feu avant de se coucher. Et dès qu&rsquo;il est à la besogne, elle prend la baguette et dit&nbsp;:</p>
<p>— Je veux que tu l&rsquo;enterres Et le déterres<br />
Et que le jour t&rsquo;y prenne.</p>
<p>Et à peine a-t-il couvert les braises que les cendres s&rsquo;écartent à nouveau, et toute la nuit le garçon doit couvrir les charbons ardents et il se sauve au jour, les doigts à demi grillés.</p>
<p>Ses compagnons lui demandent s&rsquo;il est satisfait, il répond affirmativement et le cadet va à son tour tenter sa chance le deuxième soir. Il est reçu de la même façon., mais au moment de se coucher, la belle Eulalie l&rsquo;envoie fermer les volets, et toute la nuit ils se rouvrent, il doit les refermer sous une pluie battante et au matin il s&rsquo;en va transpercé et transi. Le troisième vient à son tour, va pousser le verrou, doit le manoeuvrer jusqu&rsquo;au jour et repart le poignet demi brisé. Les trois galants se font alors part de leur déconvenue et se concertent pour en tirer vengeance.</p>
<p>Quelques jours après, on annonce le mariage de Jean le soldat avec une jeune fille du pays. Les trois garçons éconduits qui doivent être des noces conseillent au futur d&rsquo;inviter la belle demoiselle du château dont ils espèrent bien se moquer. Elle arrive au repas, belle comme le jour et prend une place restée libre à côté du marié. Elle avait préparé deux pâtés parlants comme elle savait les faire. Elle les met sur la table, et lui seul avec elle peuvent les entendre. L&rsquo;un évoque les souvenirs du passé, l&rsquo;arrivée à la maison du Vieux, les travaux imposés et l&rsquo;aide de la belle Eulalie, la fuite et les dangers courus, et chaque fois il demande à l&rsquo;autre s&rsquo;il se souvient, et l&rsquo;autre répond non; mais quand le premier pâté évoque la promesse de ne pas se laisser embrasser, puis de ne pas oublier, le second répond qu&rsquo;il se souvient.</p>
</div>
</div>
</div>
<div class="page" title="Page 4">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Alors le soldat quitte la table et va trouver sa mère.</p>
<p>— Mère, j&rsquo;avais perdu la clef de mon buffet, j&rsquo;en ai commandé une neuve, mais je retrouve l&rsquo;ancienne, laquelle dois-je prendre?</p>
<ul>
<li>—  La première, puisque tu la connais.</li>
<li>—  Eh! bien, mère, j&rsquo;avais promis le mariage à cette demoiselle qui m&rsquo;a sauvé la vie. Je l&rsquo;avais perdue, je la retrouve. C&rsquo;est donc elle que je prends.Et il épouse la belle Eulalie. La noce dure toute une semaine, tant qu&rsquo;on trouve des vivres dans le pays. Il y a six vielles et six musettes.Tout l&rsquo; mond&rsquo; dansa, grands et petits Jusqu&rsquo;à la mère Bardichon<br />
Qui sautait comme un cabri<br />
Avec ses quatre-vingt-cinq ans.Conté à Achille Millien vers 1883 par Marie Moreau, femme Balet, dite la mère Belette, née à Prémery (Nièvre) en 1857 et résidant à Beaumont-la-Ferrière. Publié sans indication d&rsquo;origine dans le journal Paris-Centre, n° du 22 mars igog. Reproduit avec quelques retouches dans&nbsp;: Delarue (Paul), L&rsquo;amour des trois oranges et autres contes folkloriques, Paris, 1947, pp. 48-58.</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
<p><em> </em></p>
</div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-padding-left:30px;--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:50px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-2" style="--awb-font-size:14px;--awb-text-transform:none;"><p><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>
<p><em>Légende racontée par<br />
</em>Source&nbsp;: <i><b>Le Conte populaire français. Catalogue raisonné des versions de France et des pays de langue française d&rsquo;outre-mer</b></i></p>
</div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_4 1_4 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:25%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:7.68%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:7.68%;--awb-width-medium:25%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:7.68%;--awb-spacing-left-medium:7.68%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div ><a class="fusion-button button-flat fusion-button-default-size button-default fusion-button-default button-1 fusion-button-span-yes fusion-button-default-type" target="_self" href="#" data-toggle="modal" data-target=".fusion-modal.ATU"><i class="fa-folder-open fas button-icon-left" aria-hidden="true"></i><span class="fusion-button-text">Classification</span></a></div><div class="fusion-modal modal fade modal-1 ATU" tabindex="-1" role="dialog" aria-labelledby="modal-heading-1" aria-hidden="true" style="--awb-border-color:#e2e2e2;--awb-background:#ffffff;"><div class="modal-dialog modal-sm" role="document"><div class="modal-content fusion-modal-content"><div class="modal-header"><button class="close" type="button" data-dismiss="modal" aria-hidden="true" aria-label="Close">&times;</button><h3 class="modal-title" id="modal-heading-1" data-dismiss="modal" aria-hidden="true">Classifications</h3></div><div class="modal-body fusion-clearfix">
<p style="text-align: center;">ATU 313</p>
</div><div class="modal-footer"><button class="fusion-button button-default button-medium button default medium" type="button" data-dismiss="modal">Close</button></div></div></div></div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_4 1_4 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:25%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:7.68%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:7.68%;--awb-width-medium:25%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:7.68%;--awb-spacing-left-medium:7.68%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div ><a class="fusion-button button-flat fusion-button-default-size button-default fusion-button-default button-2 fusion-button-span-yes fusion-button-default-type" target="_self" href="https://www.euroconte.fr/ancrages-cultures-et-peuples/"><i class="fa-globe-europe fas button-icon-left" aria-hidden="true"></i><span class="fusion-button-text">Carte Monde</span></a></div></div></div></div></div><p>L’article <a href="https://www.euroconte.fr/portfolio-items/la-belle-eulalie/">La belle Eulalie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.euroconte.fr">Euroconte</a>.</p>
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		<title>Jack O’Lantern</title>
		<link>https://www.euroconte.fr/portfolio-items/jack-olantern/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Ferrandier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 09:25:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Conte irlandais . Jack O'Lantern  Dans la vieille Irlande, il y avait un paysan : Jack. Ce n’était pas mauvais homme, mais il était paresseux, ivrogne, avare. Vous savez qu’à cette époque-là, Dieu dans le ciel et le Diable sous la terre, se disputaient le sort des hommes. Au Paradis, Dieu disait : « Ce Jack,  [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling" style="--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-margin-top:0px;--awb-flex-wrap:wrap;" ><div class="fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap" style="max-width:1456px;margin-left: calc(-4% / 2 );margin-right: calc(-4% / 2 );"><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-padding-top:20px;--awb-padding-right:40px;--awb-padding-bottom:20px;--awb-padding-left:40px;--awb-overflow:hidden;--awb-bg-color:#d0cfbf;--awb-bg-color-hover:#d0cfbf;--awb-bg-size:cover;--awb-border-color:#7f8291;--awb-border-right:1px;--awb-border-bottom:1px;--awb-border-left:1px;--awb-border-style:solid;--awb-border-radius:0px 0px 10px 10px;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-three" style="--awb-margin-bottom:30px;--awb-sep-color:#dbdbdb;--awb-font-size:20px;"><div class="title-sep-container title-sep-container-left fusion-no-large-visibility fusion-no-medium-visibility fusion-no-small-visibility"><div class="title-sep sep-single sep-solid" style="border-color:#dbdbdb;"></div></div><span class="awb-title-spacer fusion-no-large-visibility fusion-no-medium-visibility fusion-no-small-visibility"></span><h3 class="fusion-title-heading title-heading-left" style="margin:0;font-size:1em;"><p>Conte irlandais . <strong>Jack O&rsquo;Lantern<br />
</strong></p></h3><span class="awb-title-spacer"></span><div class="title-sep-container title-sep-container-right"><div class="title-sep sep-single sep-solid" style="border-color:#dbdbdb;"></div></div></div><div class="fusion-text fusion-text-3" style="--awb-font-size:18px;--awb-text-transform:none;"><p>Dans la vieille Irlande, il y avait un paysan&nbsp;: Jack. Ce n’était pas mauvais homme, mais il était paresseux, ivrogne, avare.</p>
<p>Vous savez qu’à cette époque-là, Dieu dans le ciel et le Diable sous la terre, se disputaient le sort des hommes.<br />
Au Paradis, Dieu disait : « Ce Jack, il ne fait rien de bien de sa vie, il se laisse aller, s’il continue, je ne le prendrai pas au Paradis ».<br />
En Enfer, le Diable disait : « Ce Jack, il est presque mûr pour l’Enfer, c’est un bon à rien mais il ne fait pas d’assez grosses bêtises »</p>
<h3>LE MENDIANT</h3>
<p>Un jour, Jack allait au marché, plutôt au pub du marché mais c’était la même direction. Au coin d’une rue, un mendiant :<br />
« Une pièce, s’il vous plaît, pour manger».<br />
Jack n’aimait pas voir les mendiants car ou bien il devait sortir une pièce de son porte-monnaie d’avare, ou bien il ne donnait rien et avait mauvaise conscience.</p>
<p>Et voilà qu’en approchant de l’homme pauvre, Jack voit, là, dans le ruisseau, une pièce d’or, qui brillait ! Jack la ramasse et la glisse dans sa poche «Voilà de quoi payer une tournée aux amis. Il ne verra rien, lui, le mendiant ». Puis il passe devant le mendiant :<br />
«Pas de chance, je n’ai rien à te donner aujourd’hui »</p>
<p>A peine avait-il tourné le coin de la rue que Jack sent sa poche bouger, s’agiter, c’était la pièce qui sautait ! Jack retire sa main et il fait bien car&#8230; Ffuitt ! &#8230; soudain, devant lui, le Diable en personne !<br />
« Ah ! Ah, Jack ! Tu es fier de toi ? Tu sais que je te guette depuis longtemps, Jack. A ce rythme là, je finirai bien par t’emporter en Enfer ! »<br />
Et&#8230; Ffuitt ! &#8230; le Diable disparaît.<br />
Jack est bien allé à la taverne du marché mais ce jour-là, devant sa chope de bière, le cœur n’y était pas.</p>
<h3>AU PUB</h3>
<p>Quelques temps après, Jack s’était remis de ses émotions. Il était attablé au pub avec ses amis et les tournées se succédaient, des chopes et des chopes de bière passaient et tous les vidaient.<br />
Bientôt ce serait le tour de Jack de payer sa tournée. C’était un moment qu’il détestait. Il allait mentir «Je n’ai pas d’argent aujourd’hui » lorsque soudain, une pièce roule, roule à travers le café, et s’arrête juste sous les pieds de Jack. Il se penche, prend la pièce et vite la met dans son porte-monnaie.</p>
<p>Mais lorsqu’il remet la main dans sa poche pour payer sa tournée, il sent son porte-monnaie qui bouge, s’agite, remue comme un beau diable. Une petite voix en sort&nbsp;: « Jack, laisse-moi sortir, s’il te plaît ! ».</p>
<p>Figurez-vous que c’était le Diable qui était enfermé dans le porte-monnaie de Jack, et il ne pouvait pas sortir car le porte-monnaie était fermé par une croix religieuse, et les diables ont horreur de ces croix.<br />
« Jack, laisse-moi sortir, s’il te plaît ! ».<br />
Jack aurait bien voulu laisser le Diable enfermé pour l’éternité mais il avait besoin de sa pièce :<br />
« Qu’est-ce que tu me promets si je te fais sortir ? »<br />
« Ce que tu voudras »<br />
« Tu ne m’emporteras pas en Enfer ? »<br />
« Non, tu n’iras pas en Enfer, je te le promets »<br />
« Alors je t’ouvre ! »</p>
<h3>LE POIRIER</h3>
<p>Quelque temps après, Jack est au fond du verger de son voisin, cueillant des poires pendant que personne ne peut le voir. Cette année-là, elles sont fondantes, moelleuses, sucrées, odorantes ces poires, un vrai délice.<br />
Jack appuie une échelle sur le plus grand poirier, monte avec son panier, attache le panier à une branche et se met à cueillir les poires.<br />
Mais voilà que son pied glisse de la branche sur laquelle il était perché, et Jack dégringole de l’arbre, et le voilà par terre un peu sonné et se frottant la cheville.</p>
<p>Et soudain&#8230; Ffuitt ! &#8230; le Diable se dresse devant lui :<br />
« Alors, Jack, tu es prêt à mourir ? C’est ton voisin qui va être étonné de trouver ton corps au pied de son poirier ! Jack, es-tu prêt à mourir ? »<br />
« Monsieur le Diable, je vais bien, regardez, je peux même marcher. »<br />
« Jack, ce n’est pas toi qui choisis ton heure, prépares-toi au trépas »<br />
« Monsieur le Diable, s’il vous plaît, laissez-moi faire un vœu. Je voudrais manger de ces bonnes poires, mon panier est resté accroché tout là-haut, vous ne voudriez pas aller me le chercher ? S’il vous plaît »<br />
Le Diable ne pouvait refuser, en général on lui demandait des choses plus difficiles ou plus sérieuses, et il aimait bien ce bon à rien de Jack. Alors il monte à l’échelle, puis sur les branches du poirier, il décroche le panier tout là-haut, il redescend en faisant attention de ne pas glisser&#8230; mais l’échelle, où est passée l’échelle ?</p>
<p>L’échelle ? Elle était couchée au pied de l’arbre : Jack l’avait enlevée subrepticement pendant que le Diable était en train de décrocher le panier.<br />
« Jack, laisse-moi descendre de là ! »<br />
« Pas maintenant »<br />
« Jack, laisse-moi descendre j’ai peur du vide ! »<br />
« Tu attendras un peu »<br />
Et le Diable voit Jack s’en aller&#8230; et il ne revient pas ! Jack n’est revenu que le lendemain matin, et le Diable dans le poirier était tout transi, tout mouillé de rosée.<br />
« Jack, je t’en supplie, laisses-moi descendre de là ! »<br />
« Qu’est-ce que tu me promets si je te fais descendre ? »<br />
« Tout ce que tu voudras ! »<br />
« Alors laisse-moi vivre des années, et tranquille »<br />
« Je te le promets, Jack, tu vivras longtemps, je ne te tenterai plus. Promis »</p>
<p>Jack remet l’échelle contre le poirier, et aide même le Diable à descendre tout tremblant de froid et de peur.<br />
« Çà va mieux, monsieur le Diable ? »<br />
« Çà ira, Jack, merci »<br />
Et&#8230; Ffuitt ! &#8230; le Diable disparaît.</p>
<h3>MORT DE JACK</h3>
<p>Jack a vécu de nombreuses années, paisiblement comme avant : paresseux, ivrogne et avare, mais pas mauvais homme pourtant.<br />
Maintenant, le moment est venu de mourir, il l’accepte. Jack est sur son lit de mort, son âme s’envole vers le Ciel : on ne sait jamais, s’il pouvait entrer quand même au Paradis.<br />
Mais la porte du Paradis est fermée, Dieu est sévère :<br />
« Jack, qu’as-tu fait de ta vie ? Tu n’as rien fait de bien. Tu as eu tes chances pourtant. Descends ! »<br />
« Mais je n’ai pas été méchant, je n’ai fait de mal à personne »<br />
« Jack, tu n’as pas été bon, tu n’as fait de bien à personne. Le Paradis n’est pas pour les gens comme toi. Descends »</p>
<p>Jack descend vers la Terre, puis continue vers les profondeurs, vers l’Enfer. Derrière la porte de l’Enfer, le Diable :<br />
« Jack, salut vieux rusé ! Je t’ai promis que je ne te prendrai pas en Enfer, je tiens ma promesse. Remontes ! »<br />
« Mais au Paradis, Dieu ne veut pas de moi »<br />
« Jack tu ne te plairais pas en Enfer, c’est un triste lieu. Et puis tu ne mérites pas çà. Tu verrais les gens qui sont ici, ils te feraient peur. Remontes ! »</p>
<h3>ERRANCE</h3>
<p>Depuis ce temps-là Jack va du Paradis à l’Enfer et de l’Enfer au Paradis. Il fait froid, il fait brumeux dans cet entre-deux où il erre, alors il est allé voir le Diable :<br />
« Monsieur le Diable, j’ai froid, je ne vois rien, laissez-moi me chauffer au feu de l’Enfer »<br />
Le Diable lui a donné une étincelle. Pour la porter sans se brûler, Jack a arraché un navet, l’a sculpté puis y a déposé la braise.<br />
Une fois dans l’année, le 31 octobre, il apparaissait aux vivants à la surface de la Terre. C’est depuis ce temps-là qu’on l’appelle Jack O’Lantern.<br />
Cela a duré des centaines d’années dans la vieille Irlande.</p>
<p>Au siècle dernier, Jack a traversé l’Atlantique dans la cale d’un bateau, avec les autres Irlandais. En Amérique, parmi toutes les plantes qu’on ne connaissait pas en Europe, il y avait un gros légume orangé : une citrouille ! Alors Jack O’Lantern a posé son navet, et a mis la braise dans une citrouille.</p>
</div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column" style="--awb-padding-left:30px;--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:50px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div class="fusion-text fusion-text-4" style="--awb-font-size:14px;--awb-text-transform:none;"><p><strong>Notes&nbsp;: Adapté d&rsquo;après un conte irlandais     </strong></p>
<p><em>Légende racontée par Sylvie<br />
</em></p>
</div></div></div><div class="fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-6 fusion_builder_column_1_4 1_4 fusion-flex-column" style="--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:25%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:7.68%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:7.68%;--awb-width-medium:25%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:7.68%;--awb-spacing-left-medium:7.68%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;"><div class="fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column"><div ><a class="fusion-button button-flat fusion-button-default-size button-default fusion-button-default button-3 fusion-button-span-yes fusion-button-default-type" target="_self" href="#" data-toggle="modal" data-target=".fusion-modal.ATU"><i class="fa-folder-open fas button-icon-left" aria-hidden="true"></i><span class="fusion-button-text">Classification</span></a></div><div class="fusion-modal modal fade modal-2 ATU" tabindex="-1" role="dialog" aria-labelledby="modal-heading-2" aria-hidden="true" style="--awb-border-color:#e2e2e2;--awb-background:#ffffff;"><div class="modal-dialog modal-sm" role="document"><div class="modal-content fusion-modal-content"><div class="modal-header"><button class="close" type="button" data-dismiss="modal" aria-hidden="true" aria-label="Close">&times;</button><h3 class="modal-title" id="modal-heading-2" data-dismiss="modal" aria-hidden="true">Classifications</h3></div><div class="modal-body fusion-clearfix">
<p style="text-align: center;">ATU 000</p>
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