BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Euroconte - ECPv6.11.0.1//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-WR-CALNAME:Euroconte
X-ORIGINAL-URL:https://www.euroconte.fr
X-WR-CALDESC:Évènements pour Euroconte
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20140330T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20141026T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;VALUE=DATE:20140122
DTEND;VALUE=DATE:20140123
DTSTAMP:20260405T125858
CREATED:20221201T150439Z
LAST-MODIFIED:20221214T112406Z
UID:10215-1390348800-1390435199@www.euroconte.fr
SUMMARY:Le répertoire du conteur contemporain: sources\, tendances\, intentions - Séminaire 3 - Appareil critique de l'art du conteur contemporain
DESCRIPTION:Le répertoire du conteur contemporain : source\, tendances\, intentions\nUn art de tradition orale dans une civilisation de l’écrit \n1. Les sources\nLe choix de sources par le conteur peut définir des styles\, des intentions\, des fonctions… 3 grandes catégories peuvent être distinguées : \n* Les sources traditionnelles \nCe sont les sources ethnographiques collectées avec quelle intention ?\n– fidélité à un répertoire\n– adaptation\n– théâtralisation\n– détournement \nEt une interrogation sur l’art populaire : transmission\, ré-appropriation\, interprétation\, transcription\, traduction… \n* Les sources littéraires \nPlus de réalité dans la tradition\nRespect du texte (à la virgule près ?)\, importance de la mise en valeur du texte\ntransformation en gardant la trame (voir les autorisations\, droits\, législation…) \n* Les récits de création \nAutobiographie\nRécits en relation à l’histoire (ex. La Retirada- Susana Azquinezer\, Peau d’âme-Gigi Bigot\, Titanic-Pascal Quéré…) \n2. Approfondissement de la question des sources\nReprenant les 3 grandes catégories pour analyser les conditions du choix de la source dans le répertoire du conteur contemporain. \n* Les sources traditionnelles \n1/ Fidélité à un répertoire \nDes critères pour la lecture de l’oeuvre\nConnaissance du répertoire traditionnel\nComment créer si l’on ne connaît pas l’existant ?\nTant que les outils n’existent pas\, comment construire cet Art du Conte ?\ntradition/transmission/adaptation \nA consulter \n* Les communautés de conteurs\, article de Patricia Heiniger-Casteret\, Ethnographiques.org n°26\n« construction de justification…récupération de certaines techniques\, récupération de la « filière conte » par les institutions\, état des lieux avec omissions… » (…)les conteurs face au patrimoine immatériel (…) conteurs créateurs/conteurs traditionnels-transmetteurs…\nCette analyse générale nous donne des outils de réflexion pour notre travail en cours.\n* « Manipulation et falsification des contes traditionnels par les cultures lettrées » \, Nicole Belmont. In : ethnographiques.org\, n°26\, Sur les chemins du conte\, juillet 2013 (Ce texte a été présenté au colloque sur les contes de Neuchâtel en 2010 et repris en partie pour les Neuvièmes Rencontres du Centre Méditerranéen de Littérature Orale (CMLO) en septembre 2012.]\n* Entretiens avec des conteurs africains\, article n° 674 (1999)\, n° 4692 (2007) sur le site africulture.com. ( adaptation du récit traditionnel) \n2/ Adaptation \nComment faire entendre la culture transmise ?\nTradition : lieu de relation à la société contemporaine\, quelle résonance ?\nLes conteurs contemporains sont-ils encore dans la tradition ?\nQuestion du répertoire ou de la forme \nA Consulter\n« L’aune du merveilleux chez les nouveaux conteurs »\, Françoise Reumaux. In : Communications\, n°39\,1984\, Les avatars d’un conte\, sous la direction de Claude Bremond\, pp.227-238 \n3/ Théâtralisation\nPossibilité de plusieurs personnages = écriture différente\nHistoire : des pièces et /ou une mise en forme à partir de contes traditionnels\nEx : le conte de Grimm « La jeune fille aux mains coupées » trame narrative adapté par Olivier Py « La jeune fille\, le Diable et le moulin » (2006)\nDans la pratique\, la frontière est fine entre le conteur et le comédien : des conteurs donnent à entendre\, d’autres à voir. Les conteurs traditionnels donnent à voir (langage du corps) \nLe style : conteur/acteur\nIl va dépendre de ce que l’on raconte : le merveilleux\, le facétieux (propice à la théâtralisation) et de l’objectif que l’on veut atteindre avec le public. \n4/ Détournement\nIl peut inverser le sens du récit\, se rapporter à la fantasmatique contemporaine (le grand méchant look/Jaulin)\nImportance de la connaissance du répertoire en référence\nQualité de réécriture de l’auteur (conteur) contemporain\nex : travail de Catherine Zarcate\, recherche\, sens\, vocabulaire et celui d’Alain Le Goff\, enquête\, résonance actuelle… \nLa notion de sources traditionnelles :\nIssues de la culture populaire\nRetrouver le sens premier pour permettre l’adaptation (ré-interprétation) au monde contemporain\nRésonance : qu’est ce qui résonnait alors et qui résonne encore ?\nRe-contextualiser le récit pour « voir où l’on en est » \n* Les sources littéraires \nRéférence importante dans nos sociétés contemporaine scripto-centrées\nImportance de la qualité du texte\nLe texte prime sur l’improvisation\nRecherche d’esthétique\nInterprétation du texte\, mise en valeur\, travail de « comédien »\nBeaucoup de conteurs s’appuient sur des œuvres littéraires (Luzel (collecteur)\, Gougaud\, Perrault\, Grimm\, Andersen\, Poe…)\nPeut-on encore parler de conte ?….les médias le nomment ainsi. \nLes épopées en vers\, difficile d’improviser… mais il y a toujours des parts d’improvisation\nEx : Remy Boussengui dit qu’il apprend le texte…\nLes 1001 nuits : tradition écrite\, quelle traduction choisir ? \nA consulter\nThéorie de l’oralité de Milman Parry à partir de l’étude des épopées d’Homère : L’Épithète traditionnelle dans Homère. Essai sur un problème de style homérique\, Paris\, 1928. \nL’usage des textes d’auteurs est protégé par la législation complexe sur les droits d’auteurs et des éditeurs. Le domaine public dépend de l’ancienneté de l’oeuvre et des pays (70 ans en France\, 50 ans au Québec…). \n* Les récits de créations \nAutobiographique/historique/imaginaire \n1/ Autobiographique\nMise en narration d’un parcours personnel (ex : M N’Guyen\, Pépito Matéo…) au service du créatif\nconteurs? comédiens?\nConstat : on les appelle conteurs…c’est à considérer dans notre recherche\nEngouement d’un certain public pour ces récits plutôt tournés vers la création (comme les récits de vie)\, de plus en plus présents dans les festivals où le conte traditionnel semble disparaître\, celui-ci s’installe dans les milieux thérapeutiques (référence à la fonction du conte traditionnel)\nDichotomie entre fonction artistique et fonction sociale ? \n2/ Historique\nFonction traditionnelle et contemporaine\nMise en récit d’évènements douloureux\nDigestion du traumatisme \n3/ Imaginaire\nEntretien des grands codes créatifs (parents racontent aux enfants)\nCréation de l’imaginaire collectif (Yannick Jaulin\, « J’ai pas fermé l’oeil de la nuit »; Catherine Zarcate\, « Les fils du vent »)\nQuel imaginaire ? Il demande des références communes (actuellement\, toujours forte référence au Moyen-Age)\nLe récit de vie\, au-delà de l’individu\, s’appuie sur l’histoire\, l’imaginaire commun \n3. Retour sur quelques points\n* Le style\nComment les sources déterminent-elles un style. ?\nRepérages de plusieurs facettes \nEx : : Mise en scène d’Abbi Patrix d’un conte avec conteur\, danseur et quelqu’un qui signe le langage pour sourds et muets…\nPierre-Jakez Helias : mise en scène de l’Ankou \nA noter que la musique peut exister en conte traditionnel \n* Sources et objectifs\nChoix des sources en fonction des objectifs\nConter aux personnes âgées => conte traditionnel\nConter en bibliothèque (milieu littéraire) => l’écoute du texte\nConter « en artiste » => la création sera primordiale \nLes thérapeutes ne se considèrent pas comme des artistes\, ils ont pourtant besoin de l’Art du conte \n* Définition du conte\nDifficulté à le définir actuellement\nLe dictionnaire : champs de la duperie\, tromperie \nA consulter\n*La Grande Oreille \, n°55\, s’interroge sur la définition du conte\n*Yannick Jaulin : Conteur? Conteur\, réflexion sur le travail de conteur\, lire son article dans la Grande Oreille \n* L’art\nL’art complète les manques d’une société.\nQu’est ce que le conte apporte à l’art ? Quel besoin remplit-il qui n’est pas comblé ailleurs ? Quelle est cette spécificité qui le fait résister et exister ?\nFaisons nous tous du conte ?\nRevient la question c’est quoi l’Art du conte ? cet art est-il limité à la scène ?\nLe conteur traditionnel conte quand il le désire\, le « conteur-artiste » contemporain est souvent lié à un contrat qui définit quand et où il devra conter. \n* Repère des formes\nForme et répertoire sont influencés par l’expérience de chacun…\nUn essai pour repérer les formes dans le répertoire de quelques conteurs \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\nCes conteurs semblent passer par la tradition\, d’une connaissance vers une création\nAujourd’hui les « jeunes conteurs » arrivent directement sur un travail de création. Il manque une clarification des processus et du cheminement. \n* Communiquer l’intention\nDifficulté d’obtenir une biographie et une intention clairement formulée auprès des conteurs.\nRecenser l’existant sur le travail de tel ou tel conteur\, le disponible\nNécessité de formuler une note d’intention qui permettrait aux programmateurs de choisir\, au public de se diversifier. Quelle intention en fonction de quelles sources et quelle est la démarche ? \nUn dossier de presse pour présenter la recherche\, l’intention\, l’univers du conteur\, le spectacle dans l’Oeuvre\, la captation de la performance … \nConnaître la démarche du conteur est nécessaire au public\, au journaliste\, au critique. La compréhension favorisera l’intérêt (et inversement).\nLe public a besoin\, par ailleurs\, de la référence culturelle de l’univers du conte (comme au théâtre)\nL’élaboration d’un appareil critique\, en donnant des outils d’analyse\, favoriserait la formation des publics (scolaires\, tout public…) qui pourraient parler des démarches\, aller plus loin que l’écoute d’un spectacle ; devenir un public averti.\nLe critique a besoin de posséder les techniques et le processus de création pour décrypter le langage de l’Art du conte. \n* Retour aux sources\nQuelques caractéristiques qui permettent de reconnaître des éléments de conte dans un récit de création : \nRésonances symboliques\nMotifs émotifs qui font mémoire\nex : Pépito Matéo reprend des motifs dans son rêve – Sans les mains…\, M ichel Hindenoch dans les Ravis nous donne à entendre des contes facétieux… \nA consulter\n* Claude Brémond\, La Logique du récit\, Collection Poétique\, Éditions du Seuil\, 1973\, « Le message narratif »\, Communications\, 1964\, n°4\, p. 4–32 ( « Le meccano du conte ») \nQuels sont les emprunts (même inconscients) à la tradition\, injectés dans le récit contemporain ?\nLe motif du loup dévorant semble rester le plus fort (intérêt du jeune public)\, le reste (le loup qui devient végétarien)\, c’est rigolo\, c’est tout. \nQu’est ce qui nous rappelle la mécanique traditionnelle ? évocation\, puissance du non-dit\nQu’elle est l’évolution de l’imaginaire collectif ? imaginaire des ados\, les archétypes… \n* Le conte\nNaissance du conte : récit archaïque qui parle des problèmes permanents de l’humain et des solutions apportées par les différentes cultures (intérêt universel et particulier)\nReliance à la tradition\nPorte la notion du magique\nUne poétique (tradition soufi\, Nasrredine nous amène toujours à la limite)\nA la limite des deux univers\, intérieur et extérieur (Jung éclaire ces éléments)\nIl atteint l’âme d’enfant et relie l’être entier (connecte à l’émotion/déconnecte de l’analyse)\, dans le conte on se raconte du dedans\nAu niveau des archétypes\, il nous parle du collectif\nLe travail de distanciation permet la prise en charge des archétypes\nEx : « Peau d’âme » de Gigi Bigot\, décrit les émotions de l’enfermement sans description de l’environnement et cette transposition permet au récit d’atteindre l’universel. \nA consulter\n* Centre de Recherches sur l’imaginaire – Grenoble\n* Dictionnaire des superstitions (vieille croyances toujours présentes)\n* Revue.org : Société Française Shakespeare (SFS) ; utilisation du mythe par Shakespeare \nProchain séminaire : 19 février 2014\nExercice de vidéo-analyse pour tenter d’analyser la performance : le non-verbal au filtre de l’analyse des expressions \nMarc AubaretEn savoir plus >
URL:https://www.euroconte.fr/event/le-repertoire-du-conteur-contemporain-sources-tendances-intentions-seminaire-3-appareil-critique-de-lart-du-conteur-contemporain/
LOCATION:Locaux du CMLO\, 2\, bd Louis Blanc- Espace André Chamson – Place Henri Barbusse -30100 Alès\, 15\, quai Boissier de Sauvages\, ALES\, Gard\, 30100\, France
CATEGORIES:ACC,Archives,Séminaires
ATTACH;FMTTYPE=image/jpeg:https://www.euroconte.fr/wp-content/uploads/2022/11/Eclats-deau.jpg
ORGANIZER;CN="CMLO":MAILTO:isabelle.cerrito@euroconte.org
END:VEVENT
END:VCALENDAR